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お宅/Weaboo Passion du Japon \(^~^)/

J’ai toujours eu une fascination, sinon une certaine facilité d’apprentissage des langues. Lorsqu’on apprend une nouvelle langue, on apprend à connaître, par la même occasion, une nouvelle culture. Au secondaire, j’avais tenté d’apprendre le japonais par moi-même. Si bien que mes parents m’avaient offert un logiciel d’apprentissage de la langue. J’étais si excitée. Moi, qui, à peine quelques années plus tôt, ne comprenais pas grand chose à l’anglais, j’allais apprendre une troisième langue.

Mais pourquoi le japonais? Qu’est-ce qui m’atirait tant de cette culture?

Commençons par la source, ma deuxième langue: l’anglais.

J’ai perfectionné ma compréhension de l’anglais par le japonais, aussi bizarre que cela puisse paraître. En secondaire deux (je devais avoir onze ou douze ans), je commençais à apprendre l’anglais. À vraiment comprendre l’anglais. C’était fini le Yes, No, Toaster!

Ce n’était pas trop difficile mais, ayant retenu très peu de mes cours du primaire, je partais pas mal de la case départ. Je me souviens avoir appris une bonne base en traduisant des chansons de The Police, No Doubt, Green Day, Simple Plan et Avril Lavigne (dans ses débbut grunge) dans mes cours d’anglais, ce qui était amusant, mais surtout enrichissant. En apprenant l’anglais, je trouvais que j’apprenais pas mal de nouvelles expressions calquées, une nouvelle façon de penser et, bien entendu, des affeux mais hilarants puns. Je n’avais pas réellement l’impression d’apprendre la culture canadienne anglophone par le biais de mes professeurs mais, qui sait, peut-être en ai-je appris un peu…

Bref, j’avais une base. J’aurais à peine pu tenir une conversation des plus simples. En secondaire un et deux, j’étais dans un programme de concentration arts, ce qui signifit que j’avais six ou sept cours d’art sur un cycle de neufs jours. Ça fait beaucoup d’art, mais surtout beaucoup d’artistes et de techniques de dessin différentes. C’est à ce moment-là que j’ai touché à la culture japonaise pour la première fois.

Je pourrais dire que je l’ai frôlée toute ma vie, en fait. Après tout, à l’âge de cinq ou six ans, j’écoutais la version originale de Sailor Moon traduite en français, cela ne compte-t-il pas? Puis il y a eu Rémi sans famille (家なき子, Ie naki ko), Sakura chasseuse de cartes, Heidi, La princesse Sarah… et puis Pokémon pour ne nommer que les émissions originales, tout ça étant diffusé en français (heureusement en français québécois, paix à mes oreilles!), et pour une quelconque raison, je ne sais pas si je me rendais compte que c’était fait au Japon… C’est vraiment au secondaire que j’ai exploré les techniques de dessins et que j’ai appris le mot «Manga», et par défaut, «mangaka».

Oh, mes premiers personnages de style manga étaient horribles, il va sans dire, mais il y avait une réelle vague de popularité et je tenais à la surfer (boudoumpssh).

Puis j’ai déménagé dans une autre ville aheum/forêt/aheum, et j’ai rencontré d’autres artistes qui avaient été surfer la même vague (ou à peu près). Nous parlions de mangas, d’animés japonais, nous discutions d’épisodes et des chapitres de Naruto, qui était très à la « mode ». Je me suis mise à lire de plus en plus de mangas différents, comme Samurai Deeper Kyo, GTO, Dragon Ball, Death Note, Gunnm, etc. Je tenais à rester à jour et à explorer la culture japonaise, car je savais bien que cela ne se limitait pas aux ramens et aux mangas!

J’ai donc décidé de regarder des émissions, des films et des animés en japonais, sous-titrés en anglais. C’était plus facile à trouver! Presque personne ne sous-titrait alors en français. Bien sûr, si je voulais comprendre quelque chose, il me fallait comprendre les sous-titres, je n’avais plus le choix! Ainsi, j’ai amélioré mon anglais en écoutant d’abord des vidéos en japonais. Je dis d’abord parce qu’en prenant connaissance de la culture japonaise, j’ai été attirée par d’autres cultures asiatiques, mais ce sera le sujet d’un autre article!

En lisant les sous-titres, je me suis mise à associer des expressions japonaises à leurs traductions anglaises, assimilant un peu de vocabulaire. J’apprenais déjà un peu de japonais. Ce n’était rien d’extraodinaire! Quelques mots par-ci et par-là que je répétais à ma convenance, même si personne chez moi ne les comprenait. Puis, mes amis et moi, nous nous sommes mis à parler… franglais…ponais? Je ne sais pas trop ce que c’était, mais c’était des plus bizarres. J’avais compris alors que je voulais apprendre le japonais. Le soir, après mes devoirs yeah right, j’arpentais le web pour trouver plus de vocabulaire, les alphabets, des expressions… Je me suis mise à copier les caractères pour les apprendre par coeur, afin de pouvoir les lire, ne sait-on jamais… Mes parents ont vu ma passion grandir, mon style vestimentaire changer drastiquement (oh l’horreur)  et m’ont offert un logiciel pour m’aider à apprendre cette nouvelle langue. Ce logiciel contient des leçons en anglais qui enseignent des mots de vocabulaire, la syntaxe, les transformations d’état (parce y’a pas vraiment de conjugaison puisque y’a pas VRAIMENT des verbes…).

BREF. Vers la fin du secondaire, j’avais une bonne base de japonais… que je ne pouvais pratiquer autrement qu’en écoutant des émissions, des films ou même parfois de la musique… J’étais émerveillée par la culture à la fois traditionnelle et moderne du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud. Leur mentalité complètement différente qui nous rejoint par leur américanisation. J’ai ensuite appris le mot otaku, pensant que cela signifiait passionné du Japon. Quelle erreur. Otaku (おたく ou お宅) est un terme désignant une personne qui consacre une certaine partie de son temps à une activité d’intérieur, comme les bandes dessinées, les mangas, les dessins animés ou les films, la cuisine, le dessin, ou encore les jeux vidéo, pas forcément liée au Japon, contrairement aux idées reçues. Cette personne peut être mal vue et rejetée par la société à cause de son isolement. Le terme japonais est composé de la préposition honorifique « o » (お) et du substantif « taku » (宅) signifiant « maison »,  « chez-soi ». (Merci Wiki) Oups. Bah l’Otakuthon de Montréal me semblant très intéressant, j’y suis allée pour la première fois en 2008, cosplayée en Hinata, un personnage de Naruto. Pour moi, le cosplay était un tout autre niveau, une coche plus élevée qui me permettait de vivre ma passion avec d’autres personnes aussi folles  ou simplement aussi différentes que je l’étais.  Surtout en comparaison avec mes camarades de classe des laurentides. OH on s’éloigne du sujet!

Puis vint le cégep. Je voulais poursuivre mes études du japonais! Sauf qu’aucun cégep n’offrait cet enseignement. Au Québec? Pourquoi enseigner le japonais alors qu’on avait du mal à enseigner l’anglais? (Depuis, il y a eu des réformes et mes frères ont eut des cours d’anglais bien plus tôt que moi, au primaire.)

Alors je me suis inscrite au programme de langues au Cégep de Saint-Jérôme et j’ai suivit le cours de chinois mandarin d’un professeur extraordinaire, me disant que les caractères que j’avais appris devaient m’être utiles, en quelque sorte. Pas du tout. Oh non, je ne pouvais pas avoir plus tort!

J’ai donc temporairement oublié mon japonais car j’apprenais alors le mandarin et l’espagnol, en plus des cours obligatoires du curriculum.

Mais mon histoire n’est pas terminée.

Mon coeur avait choisi l’aventure et mon corps l’a suivit.

… à suivre.

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